Iran, jusqu’à quand la violence durera-t-elle?

A l’occasion d’un précédent article sur la situation en Iran ainsi qu’à l’occasion de notre simulation sur ce même thème, il paraît intéressant de s’informer sur la situation actuelle du pays.
  Le 16 septembre marque le début des violences entre le peuple iranien et le gouvernement depuis le décès de Masha Amini à la suite de son arrestation par la police des mœurs. La mort de la jeune femme a engendré une vague de manifestations populaires d’abord menées par les femmes pour ensuite être rejointes par les ouvriers et les citoyens mécontents du régime de Ebrahim Raïssi.

Les violences policières avaient déjà entraîné la mort de plus de 150 personnes en quelques jours. Maintenant, ce n’est plus seulement les femmes qui manifestent dans la rue. Désormais, les étudiants représentent des acteurs majeurs de la révolution. Ils sont notamment très présents sur les réseaux sociaux, par le biais de photos et de vidéos ils témoignent de leur indignation face à la violence meurtrière du régime. Le bilan s’élève à 277 morts dont une quarantaine d’enfants et des milliers d’arrestations injustifiées, plus de 1000 d’après le gouvernement. En effet, à la huitième semaine du conflit, les principales arrestations ont été faites dans les universités du pays où de nombreux étudiants tentent de se révolter contre le gouvernement. Toutefois, de nombreuses arrestations sont injustifiées et la justice est expéditive. Des arrestations de masse dénoncées par Hadi Ghaemi, le chef du groupe iranien des droits de l’homme. 

 

Les pays du G7 dénoncent cette répression violente et expriment leur soutien aux manifestants pacifiques.  “Nous, les membres du G7, exprimons notre soutien aux aspirations fondamentales du peuple iranien à un avenir où la sécurité et les droits de l'homme soient respectés et protégés” a dit la ministre des affaires étrangères allemande Anna Lena Bareback à la suite d’une région de plusieurs ministres des affaires étrangères le vendredi 5 novembre 2022. 

 

Les manifestants ne se découragent pas et la situation tendue laisse planer le doute sur l’avenir du pays.

Inès Allanic